Qu’est-ce que l’Ostéopathie?
L’ostéopathie est une médecine holistique. Cela signifie qu’elle considère le corps comme un tout, composé de différents systèmes en interaction constante les uns avec les autres et possédant la faculté de s’autoréguler et, si besoin est de s’auto-guérir. Dans un corps en bonne santé, il y a équilibre à l’intérieur de chaque système et entre les différents systèmes : le système d’auto-guérison fonctionne. Mais lorsque cet équilibre est rompu, le corps ne parvient plus à se défendre et à s’auto-réparer : la maladie s’installe. L’ostéopathie, par des techniques manuelles appliquées aux os, aux muscles et aux viscères, vise à restaurer cet équilibre de base pour permettre au corps de fonctionner normalement. L’ostéopathe ne s’intéressera donc pas seulement à traiter un symptôme (la douleur par exemple) mais recherchera ses causes dans l’ensemble du corps. En cas de cause évidente, par exemple un faux mouvement occasionnant un blocage articulaire, il recherchera à la fois les raisons éventuelles de la fragilité de cette articulation mais aussi les effets secondaires que ce blocage peut avoir occasionné dans l’ensemble du corps.
Déontologie
Pour commencer, mettons les choses au point : l’ostéopathie est une science et comme toute discipline scientifique, elle est basée sur des concepts précis et des expérimentations, ses résultats sont vérifiables et reproductibles. Les conclusions qui en découlent sont logiques, démontrables et explicables.
Entendons-nous bien, cela ne signifie pas que les ostéopathes méprisent et rejettent des thérapies basées sur les énergies ou le magnétisme, mais ce n’est pas leur domaine d’action. Certains d’entre nous ont une double formation et utiliseront également le shiatsu ou le reiki, par exemple, mais ils ne baptiseront jamais ces techniques « ostéopathie » et expliqueront la différence à leurs clients. Question de déontologie justement !
De même qu’un vétérinaire ayant reçu une formation en ostéopathie ne fera jamais passer un acte complémentaire de médecine classique (anti-inflammatoires, analgésiques, infiltrations…) pour un acte ostéopathique, surtout s’il a été appelé en qualité d’ostéopathe. Il expliquera à son client les différentes possibilités et les raisons de son orientation. En dernier ressort, il lui laissera le choix de faire éventuellement appel à un autre ostéopathe, ne soignant que grâce à l’ostéopathie, ou à son vétérinaire habituel qui connaît bien son animal.
En parlant de médecine vétérinaire classique, un ostéopathe reconnaît également ses limites dans le domaine des pathologies : il ne soignera jamais une infection virale ou bactérienne, pas plus qu’une tumeur ou une plaie… Si votre cheval tousse, s’il s’est blessé, appelez immédiatement le vétérinaire ! Par contre, il pourra collaborer avec votre vétérinaire pour apporter un soulagement, pour lutter contre d’éventuelles séquelles, pour reconnaître les causes ayant fragilisé l’animal, pour élaborer un programme de rééducation après un long arrêt… De même, l’ostéopathe pourra demander la collaboration du vétérinaire dans certains cas : cela peut-être une radio ou des examens complémentaires spéciaux avant manipulation, des médicaments pour décontracter ou anesthésier l’animal…
Le bon ostéopathe et le bon vétérinaire ont le même but : la santé de votre animal !